dimanche 24 février 2019

Quelques figs pour JDR : HD ou DD5

Mon rythme de peinture  a diminué significativement en ce début d'année, mais j'essaye de peindre régulièrement quelques figs pour la campagne HD en cours..


 Hodrâkk, berzeker nain des laves


Trolls de pierre 




Hommes rats



PNJ 





Des goules et zombies




samedi 9 février 2019

Alarian 3ème scénario : Arrivée sur les terres de Lytochhronox


L’éternuement se fit de plus en plus précis dans l’esprit fuyant des aventuriers. Ces derniers se sentirent comme sortir de leur corps. Puis ils reprirent peu à peu conscience, une phrase d’invocation entrecoupée d’éternuement se faisant de plus en plus claire « Actu veratu nictu ». Le retour à la réalité fut brutal, les aventuriers furent projetés au sol sur une île au milieu d’un marécage, au beau milieu d’un combat entre soldats humains, cadavres décharnés et trolls de pierre ! Le groupe réussit à atterrir en douceur excepté Galcian qui se foula la cheville en tombant au sol. Un jeune homme roux se cachait derrière une statue, tremblant et éternuant.  Rapidement Mundri implora Gorrom et un rayon d’énergie divine brûla sur places les cadavres décharnés. Alors que les héros abattaient sans difficulté les 2 petits trolls de pierre, un sorcier sang-dragon qui semblait commander le groupe maléfique pris rapidement la fuite à travers le marais. Le jeune homme roux sortit de derrière la statue et sauta au coup des aventuriers en les louant comme de légendaires héros du passé. Pendant ce temps, Mundri qui suivait du regard le sang-dragon fuyant s’aperçut que ce dernier avait invoqué un globe oculaire d’un bon mètre de diamètre. Cette sphère s’était élevée au ciel et scrutait dorénavant le groupe d’aventurier. Le jeune homme roux se présenta. Clovik était un apprenti magicien, envoyé par le grand mage Urbius de la ville de Palaiseaux. Ce dernier ne pouvait plus se rendre dans le marais après y avoir passé trois jours et rencontré une sorcière en ces lieux : Rebecca. Urbius envoya donc son apprenti Clovik entouré de dix gardes (dont la majorité gisait au sol) afin de rappeler les grands héros du passé sur l’îlot sacré. Au milieu de cet îlot, au centre de quatre statues antiques représentant vaguement chaque aventuriers, Clovik devait invoquer les légendaires guerriers qui repoussèrent le grand dragon noir Lytochronox dans les temps anciens ! Clovik leur expliqua que la légende précisait que le grand vers fut jadis repoussé dans le multivers mais que les héros légendaires avaient prévu son retour et ce cercle d’invocation devait servir à les ramener à la vie le moment venu. Depuis plusieurs mois un grand dragon noir avait été observé dans le royaume de Cobis et les villes du royaume tombait dorénavant les unes après les autres devant le souffle pétrifiant du grand vers. Les héros ne savaient où ils étaient, aucune information fournie lors de la discussion ne semblait correspondre à tout ce qu’ils connaissaient sur leur terre natale en Alarian. Les héros espéraient rejoindre Urbius à Palaiseaux afin d’en apprendre davantage. Malheureusement le guide du groupe avait été vaincu par les morts-vivants, et le marais semblait vaste avant de retrouver le chemin de Palaiseaux.
Sous un soleil brûlant au zénith, le groupe quitta l’îlot accompagné de Clovik et des deux survivants dans le but de chercher le chemin du retour vers Palaiseaux. Après plusieurs heures de marche laborieuse dans le marais, Liana se fît la remarque que le soleil était toujours aussi haut dans le ciel. Le groupe fit une rencontre surprenante en abordant une forêt inondée à l’orée du marais. Le sang-dragon était prisonnier d’un arbre dont les branches sinueuses s’étaient enroulées autour des membres du sbire de Lytochronox. Après un interrogatoire le groupe apprit que ce sorcier nommé Oraxos avait été mandaté par son maître lytochronox afin d’empêcher l’invocation. Mais le grand vers prévoyant avait anticipé la venue des héros et Oraxos leur expliqua qu’une bulle temporelle de dix km de rayon avait été projeté sur le marais. Le temps s’écoulait cent fois plus vite dans la sphère qu’à l’extérieur. Lytochronox projetait ainsi de les voir vieillir prématurément sous son œil amusé. Un médaillon permettait toutefois de franchir physiquement cette bulle temporelle mais ce dernier avait été dérobé à Oraxos par un corbeau. Hilda mit fin à l’entretien en perforant de part en part le sang dragon agonissant.
Oraxos, sorcier sang-dragon aux ordres de Lytochronox (Campagne invincible HD, BBE)

 Le groupe passa devant la lisière d’un bois aux arbres morts et particulièrement sombre. Liana sentit que des puissances démoniaques avait pris possession de ce bois et le groupe continua donc son chemin sans y pénétrer. Après avoir fait demi-tour et s’être reposé sur l’îlot sous le regard du globe oculaire de lytochronox (avec un soleil toujours au zénith) le groupe prit la direction opposée, dans l’espoir de retrouver enfin le chemin de palaiseaux. De l’autre côté, le marais laissait place à une forêt humide aux nombres étangs. Au détour de l’un d’eux, les aventuriers aperçurent un groupe de jeunes filles blondes, entièrement nues et se baignant au milieu des roseaux. Les héros évitèrent d’aller à leur rencontre. Enfin ils tombèrent sur une cabane au bord d’un plan d’eau et rencontrèrent la gardienne des lieux : Rebecca. Rebecca était une druidesse qui surveillait le marais depuis longtemps. Elle avait vu en rêve les aventuriers et les attendait. Elle confirma le sort de Lytochronox et montra le médaillon d’Oraxos aux aventuriers, seule solution pour quitter cette bulle temporelle. Elle proposa un marché aux aventuriers, un service en échange du médaillon. Le bois maléfique que les aventuriers avaient aperçu avait pour nom Norbois. Le père de Rebecca, Keithan, druide avant elle avait péri face aux démons et ces derniers avait pris possession du bois, il y a plusieurs décennies de cela. Cette malédiction pouvait prendre fin si le contenue d’une fiole était versée sur l’ancien trône de son père taillé dans une souche au milieu de Norbois. Malheureusement, Rebecca ne pouvait se rendre en ce lieu et elle comptait sur les héros pour accomplir cette mission. De plus, le la bulle temporelle était une aubaine pour accomplir cet ouvrage. Le soleil au zénith affaiblissait le pouvoir des démons au sein de Norbois. Par ailleurs cette fiole avait le pouvoir de repousser les démons mais Rebecca mis en garde le groupe. En activant la fiole les aventuriers n’auraient plus que sept minutes pour utiliser son contenu. Clovik accusa Rebecca d’être une sorcière et d’avoir jeté un sort à son maître Urbius. Ce dernier aurait déclaré à son retour des marais que sa rencontre avec Rebecca allait entraîner un regret éternel. Cette affirmation fit rire la druidesse qui acquiesça en se caressant le ventre. Rebecca précisa toutefois qu’Urbius ne semblait pas traumatisé la nuit de leur rencontre, bien au contraire...
Après un peu de repos, le groupe prit la direction de Norbois, sans Clovik trop apeuré qui resta avec les deux gardes de Palaiseaux auprès de la cabane de Rebecca. Les aventuriers s’enfoncèrent alors dans la forêt démoniaque. La malédiction des lieux pesant sur leur esprit et sur leur volonté. Mais le groupe trouva les ressources nécessaires pour avancer au milieu de la sombre forêt en direction du centre où devait se trouver le trône de Keithan. Puis après l’équivalent de deux jours de marche harassants le groupe fût attaqué par une véritable horde de démons.  Galcian tomba le premier après avoir brûlé plusieurs bêtes maléfiques. Les héros semblaient perdus malgré la pile des cadavres démoniaques qui s’entassait autour d’eux. Même la puissante Hilda semblait dépassée par le nombre des adversaires. Bientôt les aventuriers allaient se faire submergés quand Mundri décida d’ouvrir la fiole de Rebecca. Une explosion lumineuse retentit, chassant les démons encore vivants et transformant les cadavres démoniaques en leur forme humaine originelle. Galcian fût revigoré par l’onde magique. A quelques mètres de là, au milieu d’une petite clairière, se tenait un trône creusé dans une souche millénaire. Les aventuriers se dirigèrent vers leur objectif, mais une masse sombre apparue à côté de Mundri. Un puissant démon, haut de près de trois mètres venait de se matérialiser, son rire cynique retentissant dans l’esprit des aventuriers. Le combat semblait inégal tant le démon dominait les héros, mais Liana eut l’idée de prendre la fiole des mains de Mundri (ce dernier étant aux prises avec le démon) et se précipita vers le trône pour y verser son contenu. Alors une colonne lumineuse monta au ciel à travers la canopée. Le démon bouscula Liana et se mit à rire de plus belle, promettant une mort atroce aux aventuriers. Puis des gouttes sang tombèrent du ciel au-dessus du trône, ce qui mit fin au rire angoissant du démon. Ce dernier se précipita alors au-dessus du trône pour le protéger de la pluie sanguinolente. Chaque goutte de sang fumait au contact de la peau du démon recroquevillé. Les aventuriers en profitèrent pour le marteler de coups et le démon finit par prendre feu au-dessus du trône et à disparaitre vers le multivers dans un cris d’agonit. Le sang se versant sur le trône entraîna un grand champ lumineux qui inonda toute la clairière. En levant les yeux vers la cime des arbres, les héros virent la source de la pluie de sang :  Rebecca était en lévitation au-dessus de la canopée et s’était tranché les veines des poignets. Puis le corps de cette dernière tomba au sol, rattrapé in extremis par l’agile Liana. Quelques soins et une bonne journée de marche plus tard et tout le monde put se reposer à la cabane de Rebecca, où les attendait Clovik et ses comparses.
Une fois remise sur pied, Rebecca expliqua que son père Keithan avait invoqué une prophétie au moment de son exécution et du rituel de malédiction accomplit par le démon : « Ce que son sang avait permis, son sang pourra y mettre fin ». Par la malédiction, Rebecca ne pouvait rentrer dans Norbois. Toutefois, elle avait eu connaissance de la prophétie par sa mère (la reine des nymphes que les aventuriers ont évité au détour d’un étang). Seul le sang de la druidesse pourrait mettre fin à cette malédiction.
Elle donna le médaillon d’Oraxos aux aventuriers et les accompagna à la limite de la bulle temporelle, en direction de Palaiseaux. Tout le groupe finit par passer la frontière temporelle en s’envoyant le médaillon à travers la bulle. Rebecca précisa aux aventuriers qu’elle sera là pour eux à l’avenir si le besoin s’en fait sentir et les regarda s’éloigner très doucement de l’autre côté de la bulle, tout en se caressant le ventre.

Objet magique : Médaillon d’Oraxos
Le porteur peut passer la bulle temporelle jetée par Lytochronox au-dessus du « marais des héros ». Par ailleurs, son porteur peut lancer un tour de magie en action bonus si ce dernier n’a pas jeté de sort dans le même round.

Passage au niveau 6 pour les PJ

samedi 26 janvier 2019

Alarian 2ème scénario : Des révélations avant le voyage


Les aventuriers s’enfoncèrent dans la brume des marais en début d’après-midi. L’apothicaire d’Ylous leur avait fourni une gravure sur laquelle était représenté un pied de mélasse : plante reconnaissable assez facilement parmi les différents végétaux endémiques des forêts humides de l’Ystaad. Cependant, les aventuriers ne trouvèrent pas immédiatement la plante recherchée. Le jour commençait déjà à baisser et ils tombèrent enfin sur la précieuse herbe après deux heures passées dans la forêt inondée. Une fois rempli un sac de jute de cette précieuse herbe, ils prirent le chemin du retour mais tombèrent dans une embuscade tendue par trois humanoïdes à la peau verdâtre connus sous le nom d’êtres des marais dans la région. Ces trois adversaires ne semblaient pas représenter un réel danger pour le groupe, toutefois Galcian eut la malheureuse surprise de se faire mordre par l’un de ces êtres des marais, sa plaie suintante et la bave collante faisaient planer la peur d’une éventuelle contamination microbienne. Ces créatures prirent subitement la fuite alors que les roseaux et les joncs à proximité craquaient et qu’apparaissait un adversaire bien plus redoutable : un troll des marais, attiré par le bruit et l’attrait d’un bon repas.  Mundri et Hilda furent handicapés par leur armure lourde dans ce combat dans une vase de 30 cm et le troll s’avéra être un adversaire bien plus mortel pour les aventuriers. Ces derniers eurent la mauvaise surprise de voir les plaies infligées à la bête immonde se refermer avant que Galcian n’utilise un sort de feu sur ce redoutable ennemi. Lliana et Mundri tombèrent inconscients face au redoutable troll. Finalement un sort de sommeil lancé par le magicien du groupe plongea cette bête dans les bras de morphée ce qui permit à Hilda et Galcian de stabiliser leurs partenaires et de les tirer de cette mauvaise passe avant de rentrer la nuit tombée à Ylous. L’apothicaire accueilli le groupe blessé et travailla toute la nuit à l’élaboration de potions pour les guérir. Une bonne journée de repos et de soins supplémentaires et tout le groupe fut remis sur pied, récupérant différentes potions et fioles pour services rendus. Le lendemain matin, les aventuriers embarquèrent sur le bateau se rendant en une journée de navigation à la capitale d’Alarian : Tabelh Hav.
                Le bateau arriva en fin d’après-midi aux abords de la capitale, les hautes murailles de la citadelle se dressant fièrement face à des faubourgs extérieurs composés de simples cabanes de bois ou de tentes sommaires. Le capitaine du bateau leur expliqua que l’état martial avait été décrété depuis peu à la capitale, les portes de la ville ne s’ouvrant désormais que pour les voyageurs justifiant leur venue à Tabelh-Hav. Après une nuit passée dans une auberge au milieu des bas quartiers, les aventuriers se présentèrent au poste de douane. Mundri eut l’idée de présenter son symbole de guilde des forgerons et argumenta un voyage d’affaires avec ses comparses auprès de sa guilde. Cette justification suffit aux douaniers qui laissèrent donc le groupe pénétrer au sein de la ville. Les aventuriers se rendirent directement à l’académie des sciences de Tabelh-Hav, espérant obtenir des réponses à leurs questions. Cette université fondée sous Alarien (mais indépendante du pouvoir royal) était connue à travers tout le royaume Alarian et au-delà sur d’autres terres d’Osgild. De grands pontes étaient regroupés dans cet établissement, traitant aussi bien d’ingénierie, d’alchimie que d’histoire, religion ou bien sûr de magie. En pénétrant à l’intérieur du majestueux bâtiment se trouvant dans les beaux quartiers de la capitale les aventuriers découvrirent un grand hall de marbre blanc, portant sur ses murs de magnifiques fresques relatant les exploits passés d’Alarien mettant fin aux âges sombres. Les aventuriers se présentèrent à l’accueil et demandèrent à rencontrer un spécialiste capable de les renseigner sur leurs pierres noires jais. Le halfelin en charge de l’accueil leur démontra toute la complexité bureaucratique du royaume d’Alarian : impossible d’obtenir un rendez-vous si l’on n’est pas coopté par un membre de l’académie mais bien sûr, impossible d’être coopté sans rencontrer un éminent érudit et se faire connaître. Cependant le halfelin leurs proposa un marché. Des rats géants venaient de lui voler le registre d’entrée de l’accueil (document confidentiel car les visiteurs étaient des personnages influents). Les rats géants s’étaient enfuis dans les caves de l’académie avec ce précieux livre et le halfelin n’avait pas trouvé pas le courage de les poursuivre. Si les aventuriers étaient capables de retrouver le registre et de lui ramener, le halfelin s’engageait à organiser une rencontre avec le maître du collège de magie, le vieil elfe Cirdan et le docteur honoris cosa du département de géologie, un gnome dénommé Toboulik. Après quelques tentatives de négociation et devant l’inflexibilité de l’acariâtre halefelin les aventuriers acceptèrent le marché.           
                Le groupe pénétra donc dans les caves de l’académie à la recherche du registre volé. En descendant à travers les méandres souterrains, ils eurent le cœur soulevé par une odeur nauséabonde d’excréments et d’urines. Ces caves devaient avoir été abandonnées et peuplées de rongeurs depuis de nombreuses années. Plusieurs pièges se déclenchèrent et ce malgré la vigilance de la rangers semi-elfe Lliana. L’odeur putride des souterrains devait avoir troublé ses sens habituellement plus affûtés. Les aventuriers découvrirent un atelier d’alchimie où ballons, erlenmeyers et colonnes à distiller semblaient avoir été utilisés depuis peu. Galcian découvrit deux fioles d’un jaune/ vert peu ragoutant et les rangea dans son paquetage d’aventurier afin d’identifier son contenu après. Le groupe tomba enfin sur une salle éclairée où sur un autel un humain de noir vêtu pratiquait quelques incantations au-dessus de grimoires anciens, accompagné de rats de la taille d’un halfelin dressés sur leurs pâtes, avec des armes rouillées dans les mains. Le combat s’engagea et l’homme en noir fut rapidement mis à terre ce qui entraîna la fuite des hommes rats. Les aventuriers trouvèrent le registre d’accueil de l’académie mais également un grimoire en langue commune ancienne avec de nombreux dessins obscènes. En fouillant le corps de l’homme les aventuriers découvrirent le même tatouage de symbole phallique, certainement un culte obscur au regard du livre trouvé à proximité. 

                Le halfelin sauta de joie à la vue des aventuriers revenant victorieusement et il leur promit d’organiser un repas dès le lendemain midi avec Cirdan et Toboulik. Le groupe passa alors l’après-midi à flâner dans le quartier commerçant de la capitale et dépensèrent leurs pièces d’or en équipements divers et variés. Galcian acheta un petit poulet afin de tester le contenu des fioles trouvées dans les caves, soupçonnant un puissant poison. Puis après une nuit passée dans la guilde des forgerons, ils se rendirent pour le repas organisé à l’académie, laissant le cadavre d’un gallinacé dans les déchets de la guilde. Durant ce déjeuner, Toboulik observa les pierres noires, il en était certain, il s’agissait de pierres volcaniques magiques. Cirdan dont l’art ésotérique portait en particulier sur la divination expliqua aux aventuriers avoir rêvé d’eux et qu’ils auraient vraisemblablement un grand rôle à jouer dans les troubles à venir selon ses projections. Puis il se lança dans une explication de l’histoire du monde :
                « Lors de la grande guerre de libération contre le peuple de l’avant, les elorans (ancêtre des elfes) apprirent la magie auprès des dragons. Ces derniers étaient composés de deux types, les mauvais (les chromatiques) et ceux avec un bon fond (les métalliques). Les nains suivirent en premier le mouvement de révolte des élorans bientôt suivis par les tribus humaines primitives. Le peuple de l’avant se défendit et le feu cataclysmique s’abattit sur les royaumes nains du Sud du royaume, détruisant à tout jamais ces merveilles souterraines. Mais le peuple de l’avant fut finalement vaincu. Les élorans se déchirèrent sur la suite à donner à cette libération. Une partie d’entre eux voulaient appeler Kür, le dieu dragon et estimait que la gouvernance du monde revenait aux élorans et aux dragons. Une autre partie des élorans, cernant le danger d’une telle alliance fomentée par les dragons chromatiques, entreprit avec les nains de détruire le sarcophage contenant le crâne de Kür pour éviter qu’un rituel maléfique ne vienne rappeler à travers les multivers ce dieu draconique. Ainsi ce sarcophage fut jeté dans un volcan dont le lieu fut tenu secret. S’en suivit une immense irruption qui projeta à travers tout le royaume une pluie de pierres noires jais contenant un peu d’essence magique originelle. Ainsi Kür ne fût pas rappeler. Une guerre civile éclata alors au sein des élorans. Ceux qui voulaient réveiller Kür s’enfuirent finalement dans des royaumes souterrains et devinrent les elfes de sang ou elfes noirs. Leur but a toujours été de réveiller Kür, d’appeler les dragons chromatiques en alliance et de dominer avec eux cette partie des terres d’Osgild. Selon Cirdan, Les aventuriers ont certainement été manipulés par un faiseur de songes elfe de sang dans le but de les attirer tous au même endroit afin de leur dérober leurs pierres noires. En effet, ces pierres permettraient grâce à un rituel particulier de voyager à travers le temps et l’espace. Les elfes de sang ont toujours l’objectif de faire revenir Kür grâce à ces pierres noires. Cirdan pense d’ailleurs que le héraut de Kür, un dragon noir a traversé le multivers récemment.
                Par ailleurs, les temps sont troubles et les elfes noirs considèrent que le moment est venu de passer à l’action. En effet, Khalidan, le roi actuel et petit-fils du sauveur Alarien est faible et influençable. Un cercle d’initié (cercle des veilleurs) dont Cirdan et Toboulik font partie surveille le souverain actuel. Le roi craint, à juste titre, un conflit armé avec le royaume septentrional du Rhagarron.  Khalidan planifie une alliance avec les elfes de sang pour protéger son pouvoir. Bien sûr, selon Cirdan, le roi se ferait manipuler par les elfes noirs et le cercle des veilleurs craint l’avenir, surtout que certains dieux semblent revenir sur ces terres et pas nécessairement des dieux bienveillants. Les tatouages phalliques et le livre pris dans les caves font par exemple référence au dieu des prostituées et des dépravations : Phobos. Ce dernier est de plus en plus vénéré selon Cirdan. Khalidan en plus d’être faible d’esprit, se rend souvent dans les bordels de la capitale et le cercle des veilleurs le soupçonne de s’adonner à ce culte sordide de Phobos. »
                Cirdan conclut l’entretien sur ce point et proposa aux aventuriers de leurs présenter les autres membres du cercle des veilleurs prochainement. Il les invita à se détendre dans des appartements confortables pour se reposer un peu. Ils acceptèrent tous de bon cœur (excepté le nain Mundri qui n’appréciait guère d’être l’invité d’un elfe). Alors qu’ils se reposaient au calme repensant aux informations de Cirdan, les aventuriers furent tous pris d’une migraine soudaine. Puis leur tête se mit à tourner et chacun sentit son corps se détacher du plan matériel, un éternuement de plus en plus distinct résonnait dans leur esprit…